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Complément essai X.O - VV525, novembre 2014

Le X.O, un dayboat de belle facture

Remarquablement construit en bois-composite par Alexandre Genoud au chantier des Ileaux (Noirmoutier), ce plan Bua est un dériveur intégral à l'esthétique très réussie. Construit à l'unité, il n'est pas donné (95 000 euros en standard), mais c'est le prix à payer pour un très bel objet qui a bénéficié de soins attentifs.
  • Publié le : 16/10/2014 - 00:30
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prestige

Prestige

Chaque nouveau modèle construit par Alexandre Genoud naît de l'envie d'un propriétaire tandis que l'armateur a baptisé le bateau X.O par référence aux Cognac XO, pour Extra Old, qui désignent les cuvées les plus vieilles et les plus prestigieuses. © F.A Frédéric Augendre

signature

Signature

Avec son étrave inversée, le X.O a indéniablement de la gueule. C'est évidemment un choix esthétique, mais aussi hydrodynamique (pour placer plus de volume sous la flottaison) et aérodynamique (la ligne de l'étrave se rapprochant de celle de l'étai). Le collier du bout-dehors télescopique, au design léger et épuré, est une signature de l'architecte sarde Paolo Bua. © F.A Frédéric Augendre

bouchain

Bouchain

Les œuvres vives en forme sont construites en strip planking, c'est à dire en petites lattes jointives stratifiées. Le bordé entièrement développable est en contre-plaqué epoxy. Le bouchain ainsi formé participe à la stabilité – et donc à la puissance – de cette carène aux formes arrière larges et plates. © F.A Frédéric Augendre

allonge

Allonge

Tracté par son spi asymétrique de 50 m2 (tandis qu'au près le bateau porte 33 m2 de toile), le X.O allonge très tôt son sillage. La vague de poupe décroche du tableau arrière et, même par mer plate, la carène passe aisément en semi-planing. © F.A Frédéric Augendre

day-boat

Day-boat

Une image qui en dit long sur la vocation du bateau. Lorsque le cockpit occupe ainsi la moitié de la longueur de coque, c'est qu'on prévoit de passer du temps dehors ! Hiloire plus que discrète, absence de filières, franc-bord minimaliste : le X.O est conçu pour les plans d'eau intérieurs, ou en tous cas très abrités. © F.A Frédéric Augendre

ouvert

Ouvert

Assis à fleur d'eau dans ce cockpit singulièrement ouvert, les sensations sont au rendez-vous. On note les beaux cale-pieds, ou encore le contraste entre la largeur des lattes de teck sur les bancs et le plancher et celle des passavants et du pont. Le X.O navigue toujours avec un angle de barre significatif, peut-être en raison d'une quête de mât trop prononcée. © F.A Frédéric Augendre

dessous chics

Dessous chics

Le X.O n'est pas à proprement parler un dériveur, plutôt un quillard à quille pivotante et intégralement relevable, capable de s'échouer sur ses fonds. L'intégralité du lest, qui représente près de la moitié du déplacement total, est concentré dans le profil. Cette vue met en évidence les lignes tendues et la surface mouillée réduite. © F.A Frédéric Augendre

abri

Abri

La cabine n'est pas bien haute ni bien grande, c'est plutôt un abri pour la sieste, ou pour une nuit occasionnelle. Le rouf est tellement avancé que la descente bute sur le puits de quille et l'épontille de mât, il faut un peu se contorsionner pour accéder à l'intérieur. Sur l'épontille, une jauge permet de contrôler le relevage de la quille et le tirant d'eau effectif. © F.A Frédéric Augendre

acajou

Acajou

La paroi du rouf est en contre-plaqué étuvé et ployé, recouvert d'un pli d'acajou, tandis que l'angle est en massif. Le tour du capot ouvrant s'accorde avec la peinture laquée. Ce souci du détail, cette excellence dans la construction et ce soin absolu dans la finition se retrouvent partout dans le bateau. © F.A Frédéric Augendre

habillage

Habillage

Un encadrement inox habille le hublot de rouf. Le contraste est bienvenu entre la chaleur de l'acajou verni et le métal aux angles vifs. Le X.O se veut chic mais sobre ; le bois domine, mais l'esthétique est moderne. Ce n'est ni une copie d'ancien ni un néo-rétro, juste un bateau d'aujourd'hui construit avec un savoir-faire de charpentiers de marine. © F.A Frédéric Augendre

robot

Robot

Le casque du safran est la pièce la plus massive du bateau, l'architecte l'a surnommé «le robot». La pelle se relève à la verticale, aussi bien pour simplifier l'échouage que pour la protection des chocs éventuels au mouillage. Attention à bien la bloquer en position basse, car le moindre centimètre perdu sur la drosse se traduit par de la dureté de barre. Sur de prochains modèles, le safran pourra être légèrement compensé. © F.A Frédéric Augendre

accastillage

Accastillage

Gros plan sur les retours de barbers-hauleurs et points de tire de foc, de code zéro et de spi. Poulies et coinceurs Harken sont angulés aux petits oignons, sur des cales biseautées en teck. Accastillage et organisation des manœuvres sont dignes d'un bateau de régate. © F.A Frédéric Augendre

détail

Détail

Il suffisait d'y penser. Près de l'assise du barreur, cette pièce de teck et d'inox accueille la tête du stick télescopique et c'est ainsi que l'on dispose d'un blocage de barre réglable, simplissime et élégant. Le taquet coinceur permet de garder à portée de main l'écoute de spi ramenée au vent. © F.A Frédéric Augendre

mouillage

Mouillage

La baille à mouillage n'est pas immense, mais elle accueille pile-poil une ancre plate. L'absence de davier et l'étrave inversée dissuadent de mouiller sur de la chaîne, le bout plombé semble de rigueur. C'est aussi dans la baille que se range l'emmagasineur de code zéro. © F.A Frédéric Augendre

sobre

Sobre

La chaise moteur est un simple bloc muni de deux broches qui viennent s'enficher dans deux logements tubulaires sur l'arrière. Le système est efficace, le moteur reste verrouillé sur sa chaise lorsqu'on le range et plus rien ne dépasse. On note la sécurité de la chaise avec son mousqueton et sous la barre, les deux ferrures pour la pantoire arrière de grutage. © F.A Frédéric Augendre

rangement moteur

Rangement moteur

Deux grands coffres se logent sous le plancher du cockpit, en arrière de la barre d'écoute. Le moteur prend place à tribord, bien calé sur un berceau lui évitant de se balader à la gîte et il est immobilisé par une sangle. Il reste encore de la place, pour des défenses par exemple. © F.A Frédéric Augendre

pompe de quille

Pompe de quille

Sous le banc tribord du cockpit, le système hydraulique permettant de relever les 450 kilos de la quille. La pompe peut être mue par un moteur électrique. Les batteries sont rechargeables par une ligne de quai ou, à défaut, par un panneau solaire à clipser sur le rouf. © F.A Frédéric Augendre

repliable

Repliable

A chaque coin du tableau arrière, le X.O est équipé de taquets à bascule pour l'amarrage. L'esthétique générale y gagne, le confort en navigation aussi. © F.A Frédéric Augendre

transport

Transport

Les cadènes de haubans, ici photographiées de l'avant vers l'arrière du bateau, intègrent une ferrure pour les élingues de grutage, système toujours préférable aux sangles qui risquent de marquer la coque. Avec ses 2,50 m de large, le X.O est au gabarit routier. S'il est probablement possible de le mettre à l'eau sur une cale depuis sa remorque, la manutention sous la grue sera plus aisée. © F.A Frédéric Augendre

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